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Section 451 SFPQ

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Blog pour la promotion des services publics et pour de l'information générale sur notre section.


Un comédien qui joue juste des méchants

Publié par Exécutif Local sur 23 Mai 2017, 14:19pm

L’École nationale de police emploie 46 acteurs pour simuler toutes les situations violentes possibles

 

 

NICOLET | Un comédien de l’École nationale de police peut passer des heures dans la peau d’un pédophile, d’un schizophrène, d’un bandit à cravate ou d’un enfant de trois ans qui a été agressé afin de former les futurs policiers dans des situations les plus réelles possible.

Après une journée de travail souvent lourde et épuisante, Steve Bédard, qui est comédien à l’ENPQ depuis huit ans, doit décrocher, et surtout, ne pas ramener les ambiances difficiles des scènes qu’il joue à la maison.

L’École nationale de police de Nicolet a recours à 46 comédiens pour entraîner les aspirants policiers à faire face à toutes sortes de situations. La violence conjugale, la santé mentale et les chicanes de clôture vont faire partie de leur travail.

Agresseur sexuel

«Un scénario que je fais souvent, c’est un agresseur sexuel qui a fait plusieurs victimes, qui commet des crimes de plus en plus violents à chaque fois. Ce scénario-là dure 3 h 30», dit le comédien Steve Bédard

L’homme de 31 ans n’a jamais refusé un rôle en huit ans comme comédien à l’École nationale de police, même dans des thématiques lourdes comme la pédophilie et la violence conjugale.

Le comédien fait de tout. Il peut autant se faire passer les menottes par des aspirants policiers que subir un interrogatoire dans le cadre de perfectionnement professionnel destiné aux crimes majeurs.

Il joue parfois un homme qui a tué son père parce qu’il aimait la femme de celui-ci. Il trouve difficile de jouer ce rôle pendant plusieurs heures alors qu’il est bombardé de questions par les enquêteurs.

«Je vais sortir de cette entrevue-là avec une fatigue mentale. Je n’ai vécu aucunement ça en vrai, mais je peux imaginer qu’est-ce que ça pourrait être, le stress d’avoir tué son père», dit-il.

Adrénaline

Ne pas traîner de résidus émotionnels à la maison est une condition importante pour être comédien à l’École nationale de police.

«Quand on m’a engagé, je savais que j’étais prêt pour ça. Si tu ne te sens pas à l’aise, il ne faut pas que tu fasses ce genre de scénario là, parce que c’est quelque chose que tu vas répéter. Il faut vraiment faire une bonne coupure», explique le comédien.

Malgré tout, il arrive encore que son cœur batte très fort pendant les simulations, même après huit ans comme comédien à l’École nationale de police du Québec.

«Un classique est les cas de violence conjugale. Il y a beaucoup d’émotions qui viennent de la part des policiers. C’est un scénario qui est exigeant pour eux. Il peut se passer des choses que je n’ai pas prévues, par exemple, qu’un policier vienne se mettre très près de mon visage. Il peut y avoir des montées de stress, d’adrénaline», dit-il.

 

Pour lire l'article: http://www.journaldemontreal.com/2017/05/22/un-comedien-qui-joue-juste-des-mechants

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